Cette page a pour objectif de donner les informations nécessaires afin d'identifier les différents coins. Pour cela il faut rechercher des caractéristiques spécifiques à chaque coin afin de les identifier formellement, car une frappe trop faible ou trop forte ainsi que l'usure des coins de Bordeaux peut altérer certains détails, et amener à la conclusion incorrecte d'une utilisation de coins différents.

 

Coins fabriqués à Paris ou à Bordeaux

Les revers de Paris ont une ancre (différent de Barre) alors que ceux de Bordeaux une étoile dans laquelle est placée la lettre M (différent de Marchais).

A noter également que la lettre d'atelier utilisée à Bordeaux semble légèrement plus grande que celle des coins préparés à Paris.

Une typographie différente a été utilisée pour la signature à l'avers des 5 Francs, la forme romaine est remplacée par celle à bâtons.

Différence moins visible pour l'avers des 2 Francs car typographie similaire utilisée pour la signature. Les coins de Paris présentent 114 points au grènetis, tout comme certains avers de Bordeaux. Autres détails permettant de reconnaître un coin fabriqué à Paris:

- arrière du cou au niveau de la fin du F de la signature

- extrémité du ruban du chignon peu pointue

- seconde patte du premier U de République situé entre deux points du grènetis

 

Ces trois caractéristiques combinées permettent de reconnaître un coin d'avers de Paris.

 

Grènetis

 

La caractéristique principale retenue pour l'identification des coins fabriqués à Bordeaux, qu'il s'agisse de l'avers ou du revers des 2F et 5F, est le nombre de points constituant le grènetis; comptage qui peut paraître fastidieux mais ce nombre de points est important. Le grènetis est souvent très usé sur les pièces de 2 Francs qui ont certainement plus circulé que celle de 5 Francs.

Ce grènetis est variable d'un coin à l'autre et présente parfois deux points très rapprochés, se chevauchant parfois. Ces points sont bien visibles sur des pièces neuves mais avec l'usure cela finit par ressembler à un point unique très large. C'est pour cette raison que, lors du comptage des points du grènetis, ces doubles points superposés sont comptabilisés comme un seul.

Afin de formellement identifier un coin il faut rechercher les caractéristiques spécifiques de la pièce à identifier ainsi que les positions extrêmes de certains éléments. En effet se baser uniquement sur la forme d'un épi ou sur la position d'une lettre ne sera pas suffisant car donnant beaucoup trop de variétés similaires qui seront sujet à interprétation.

 

La plupart des observations et illustrations ci-après sont basées sur les pièces de 5 Francs qui, du fait de leur diamètre plus important, sont plus faciles à étudier que les 2 Francs. Cependant les mêmes caractéristiques sont utilisées pour identifier ces dernières.

 

 

Avers

La position de l'arrière du cou par rapport à la signature est variable pour les coins fabriqués à Bordeaux, en voici quelques exemples pour la 5 Francs 1870 K.

 

 

L'étoile au-dessus de la tête de Cérès peut se retrouver très haute ou très basse, avec plusieurs positions intermédiaires. Sa position est ici définie par comparaison des espaces supérieur (entre le grènetis et l'étoile) et inférieur (entre l'étoile et le dessus de la tête).

 

 

La position du premier A de Française par rapport au chignon de la Cérès est un élément identifiable, même sur une pièce usée.

 

 

Le I de Française a également une position variable par rapport au chignon. En voici trois principales qui peuvent faciliter l'identification des coins, cependant les positions intermédiaires existent.

 

 

Afin d'affiner l'identification des coins et de faire la différence entre deux coins très similaires, il est parfois nécessaire de regarder la position des I, A ou toute autre lettre par rapport aux points du grènetis.

 

 

Pour les pièces de 5 Francs l'extrêmité des épis est très nette sur les coins de Paris, ressemblant à un trait. Les coins de Bordeaux présentent cette caractéristique mais on trouve également des extrêmités non linéaires, plus découpées. Cela peut s'expliquer par une préparation/finition différente des coins après poinçonnage ou utilisation de poinçons différents.

 

 

La feuille sous les épis semble avoir été poinçonnée séparément et sa position varie d'un coin à l'autre. Plutôt que de parler de feuille courte ou longue on s'intéresse à sa position relative par rapport au E (qui lui aussi peut avoir une position / orientation variable).

 

 

Cette feuille présente également une forme variable. Il est possible de les classer en deux catégories: feuille courte et trapue, et feuille standard plus longue et effilée.

 

 

La cédille du C de Française semble avoir été poinçonnée indépendamment du C et a un aspect différent d'un coin à l'autre. En observant certaines pièces il semble qu'elle soit faite à partir de deux poinçons: un petit C très fermé et un trait.

 

 

L'extrémité des rubans change d'un coin à l'autre. Il est difficile de les décrire et répertorier, mais sont à prendre en considération pour confirmer le coin utilisé.

 

 

Le point entre la fin de Française et l'arrière du cou était également poinçonné séparément.

 

 

La position du E par rapport au ruban est également à prendre en compte pour l'identification du coin utilisé.

 

 

On constate un écart variable entre l'avant du cou et le R de République, qui peut être estimé en nombre de perles du collier.

 

Revers

 

Les revers, du fait d'un motif plus simple et souvent d'une plus forte usure, sont plus difficiles à identifier.

La numérotation suivante est adoptée pour l'identification des feuilles du revers.

 

 

 


La position verticale du mot FRANCS ainsi que son espacement varient.

 

 

Le revers se rencontre souvent avec une usure de la partie centrale laissant le A, N, 8 et 7 peu visibles. Par contre la position du 1 par rapport au R est un élément à regarder pour identifier le coin utilisé. Comme toujours, des positions intermédiaires existent.

 

 

La lettre d'atelier a une position très variable: haute, basse, à gauche… dont voici quelques exemples.

 

 

Le différent de Delebecque peut paraître changer d'une pièce à l'autre mais il s'agit d'un élément sensible à l'usure, aucune variété de croix à signaler, en dehors de la croix sur une étoile (certainement une rectification de coin où le différent du graveur avait été mal positionné) pour un coin de 5 Francs 1870 K.

 

 

L'orientation de cette croix peut varier.

 

 

Cette croix a une position variable, plus ou moins proche de la branche et du listel.

 

Le différent de Marchais se trouve en 1870 avec différentes orientations du M, certainement les premiers coins produits avant une uniformisation de l'orientation à 13:30 dans une étoile plus petite.

Le nombre de feuilles dans le premier groupe extérieur de droite peut varier d'un coin à l'autre.

Pas de variété similaire à signaler pour les 2 Francs.

 

 

L'étoile avec M orienté à 13:30 a une position variable d'un coin à l'autre.

 

 

Spécificités

 

Certains coins fabriqués à Bordeaux présentent des caractéristiques qui leur sont spécifiques et qui permettent de les reconnaître plus facilement. Celles-ci sont mises en avant dans les descriptions de coins, avec photos.

Les points du grènetis se chevauchant sont peu courants et facilitent donc l'identification d'une pièce ayant cette caractéristique.

 

 

Lors de la réalisation des coins certains détails peuvent se retrouver doublés du fait de d'un repoinçonnage.

 

 

Des cassures de coins apparaissent également lors de la frappe des monnaies. Certaines combinaisons coin d'avers / coin de revers ne sont connues que pour des coins fissurés.

 

Une rayure sur un coin en facilite également son identification.

 

 

Des coins ont été entrechoqués lors de la frappe des monnaies. Tout comme pour les fissures il y a des combinaisons coin d'avers / coin de revers qui ne sont connues que pour des coins choqués.

 

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